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Rapport d'ORS: Les traversées qui ont ou qui vont commencer cette année au départ des côtes Est du Canada et de l’Amérique

09 Juillet 2004

L’ORS s’est éfforcée à travers les années de rassembler et de distribuer diverses informations que nous pensons pouvant être utiles aux futurs rameurs, nous ne nous voyons PAS comme un organe de commandement, par conséquent, nous sommes incapables (ni nous ne voulons) « diriger »les rameurs sur quelle traversée il devraient faire, et quand les faire.

Je réfère précisément au nombre record de traversées qui ont ou qui vont commencer cette année au départ des côtes Est du Canada et de l’Amérique. C’est la route où le plus de rameurs ont disparus en mer (6). Le danger ne vient pas au départ d’une traversée mais potentiellement vers la fin.

L’affirmation particulière que nous faisons est qu’aucun rameurs ne devrait encore être en mer en dehors des côtes européennes en Septembre, et encore moins en Octobre. Etre en mer pendant cette période implique prendre des risques considérables. C’est connu qu’il peut y avoir, et habituellement elles le sont, de très fortes tempêtes pendant et après Septembre.

La difficulté évidente pour les rameurs pendant cette période de l’année est leur capacité à rétablir d’eux même un bateau retourné, chose qui peuvent et arrivent pendant une grosse tempête  (Tori Murden, par exemple, à 1440 Kms de la France s’est  retourné 18 fois en une journée dans un ouragan). Il faut s’attendre à ce que pendant une traversée vers l’Europe les bateaux des rameurs vont se retourner au moins une fois.  

Je voudrais croire que tous les rameurs effectuant cette route maintenant ou prêt a partir pensent terminer leur traversée avant Septembre, mais Joseph Le Guen, par exemple, s’attendait à passer 72 jours en mer mais en fait il en passa 103 pour sa traversée Cap Cod – France. Donc cela peut bien souvent prendre plus de temps que prévu.

L’ORS recommande pour tous les rameurs d’avoir avec eux un EPIRB et une balise Argos. Ca m’a retenu l’attention le fait qu’Emannuel Coindre n’a pas de balise Argos mais a un EPIRB, Jean Lukes a une balise Argos mais pas de EPIRB ; aucun doute ils diront que c’est dû à un budget restreint pour eux.

Je pense que l’ORS devrait mettre au clair le fait que  nous travaillons étroitement avec les agences de gardes côtes à travers le monde et quand ils sont appelés pour porter de l’aide, ils nous posent toujours à l’ORS, les questions basiques « Qui est à bord ? Quels équipements d’urgence ont-ils – Argos, EPIRB, téléphone -? Avez-vous des photos du bateau ? etc… ». L’année dernière Emmanuel a été secouru par les gardes côtes américains, prendre moins de matériels d’urgence peut être considère comme un pas en arrière ; Jean Lukes a été secouru 4 fois durant ses années de traversée 

Laissez nous être clair sur ce qu’un EPIRB fait pour un marin. En cas d’urgence ça envoie un signal pendant 48h à un satellite,  ce signal est alors relevé par l’agence de gardes cote appropriée qui, ensuite, envoie directement le bateau le plus proche pour sauver l’équipage. Nous avons pendant les différentes missions de sauvetage eu les mises à jour de position envoyée directement au bateau de sauvetage. Gardez en mémoire qu’un bateau de sauvetage pourrait bien naviguer des jours pour sauver des rameurs. Ce sont les positions Argos qui ont permis de trouver le bateau de Simon Chalk dans l’océan indien. Sans Argos, émettre les 12 jours depuis que le bateau a été abandonné, il serait impossible de le récupérer  

Plus important, s’il doit y avoir un appel de détresse, avoir les 2 moyens : un EPIRB et une balise Argos activée est une confirmation qu’un véritable sauvetage est demandé. Par exemple, récemment, pendant que Pavel Rezvoy était en mer dans les Caraïbes, nous avons eu un appel des gardes cotes de Falmouth nous disant que l’EPIRB de Pavel avait été activé, nous l’avons appelé sur son téléphone satellite et avons découvert que  son EPIRB était mouillé à cause d’un chavirement à St Lucia, et ignoré de lui s’était activé automatiquement. Nous avons transmis l’information aux gardes cotes, qui ont, avec cette confirmation arrêté la manœuvre, mais pas avant avoir eux même appelé Pavel. Ils ont été contents de savoir qu’aucune demande de sauvetage n’avait été formulée.

  Les balises Argos nous donne des données permettant de suivre les rameurs et pour ceux qui veulent battre des records, cela sert aussi de confirmation qu’aucun engin, comme un parachute, cerf volant ou une navigation improvisée n’a été utilisée. Maintenant, nous utilisons le dernier programme ELSA fourni par Argos, qui nous dit à quelle vitesse et dans quelle  direction le rameur est entrain d’effectuer sa traversée.

J’espère que toutes les traversées en direction de l’Europe arriveront saines et sauves.


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